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Communiqué du 24 février 2009
Mouvements à l'Université de Strasbourg : l'AFGES demande la levée du blocage du Patio
 Une poignée de personnes opposées aux réformes bloque, depuis plusieurs jours, le bâtiment du Patio, sur le Campus de l’Esplanade, et envisage aujourd’hui d’étendre le blocage au bâtiment Le Platane.
Comme lors du mouvement anti-CPE ou plus récemment lors du mouvement anti-LRU, l’AFGES dénonce la méthode choisie : les blocages ne pénalisent en réalité que les étudiants. En premier lieu ceux qui auraient souhaité aller en cours, et qui sont d’ailleurs majoritaires.
En effet, les blocages sont le fait d’une minorité. Il est temps que les « intersyndicales » et autres 'coordinations' plus ou moins étudiantes arrêtent de pénaliser les étudiants, en provoquant des annulations de cours.
De nombreux étudiants, notamment boursiers, sont directement touchés par ces événements, parce qu’ils ne peuvent s’offrir le luxe de manquer des cours ni d’échouer aux examens.
Que ceux qui ont choisi de contester le fassent, c’est leur droit... Mais qu’ils respectent aussi les droits de ceux qui ne le peuvent ou ne le souhaitent pas. Les universités sont un lieu d’étude, d’apprentissage, pas une tribune politique ou un forum romain.
A l’université, comme ailleurs, la démocratie étudiante s’exprime et se mesure dans les urnes, pas au volume du mégaphone, ni à la hauteur des barricades.
Le Congrès de l’Université réuni le 9 février s’est prononcé, au nom de l’université, sur les réformes en cours. Le 16 février se tenait la première table ronde de concertation sur la mise en place de la masterisation de la formation des maîtres. De toute évidence, à Strasbourg, la concertation est en marche, dans les instances élues par tous à cet effet.
Plus grave est le fait, rarement signalé, que ces mouvements sont essentiellement menés non pas par des étudiants, mais par les mêmes meneurs de mouvements qui, en 2006 et en 2007, avaient usé des mêmes méthodes.
En 2006, le blocage du Patio s’était soldé par la mort d’un étudiant dans l’enceinte de l’université. Il est exclu que les événements passés se reproduisent.
L’AFGES entend soutenir les étudiants, en ne laissant pas une minorité dicter aux autres leur avenir. Elle appelle la présidence de l’Université à permettre un retour rapide à la normale.
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