|
Communiqué du 23/04/10
Qui veut la peau de l'AFGES ?

Confrontée depuis de trop nombreuses années à des oppositions pour la mise en sécurité et l’amélioration de l’accueil des étudiants dans les locaux qu’elle occupe, l’Assemblée générale de l’AFGES a prononcé, à son corps défendant, la fermeture de la cafétéria « Le Minotaure ».
Telle est l’extrémité dans laquelle se trouve l’AFGES, face à un propriétaire qui bloque ses projets de rénovation depuis 5 ans, pour réduire les situations de mise en danger des étudiants qu’elle accueille dans son restaurant universitaire.
Compte tenu des risques graves encourus par les usagers du Minotaure, l’Assemblée générale de l’AFGES, réunie en session extraordinaire le 13 avril, a prononcé la fermeture de l’activité du Minotaure, et réaffirmé son attachement à la réalisation des travaux programmés depuis 2006.
« L’Assemblée générale de l’AFGES, réunie en session extraordinaire le 13 avril 2010, prenant acte des enjeux de mise en péril des usagers de l’immeuble Gallia, prononce la fermeture de l’activité de restauration du Minotaure, et renouvelle l’attachement des administrateurs à la réalisation des travaux de mise en sécurité, d’hygiène, de mise en conformité au droit du travail, et de rénovation des locaux, validés par le Comité de l’AFGES dès 2006. » [extrait de délibération de l'AGE du 13/04/10, unanimité]
10 ans d’attente et 5 ans de blocages. Un projet qui vise à sécuriser des locaux affectés au CROUS, doublé d’une amélioration de l’accueil et des conditions de restauration des étudiants. Une association étudiante qui s’investit et s’endette pour mener à bien ce projet. Face à elle, une administration autiste au regard des problématiques. Voilà, en quelques mots, un concentré d’histoire.
Les étudiants que l’AFGES accueille méritent-ils tant de mépris ? Y aurait-il donc deux catégories d’étudiants : ceux qui fréquentent les restos U du CROUS, et méritent à ce titre des millions d’euros d’investissements d’un côté, et, de l’autre, ceux qui fréquentent le Resto U de l’AFGES, et doivent se contenter de conditions d’accueil indignes d’une grande ville universitaire ?
Ne pouvant plus l’accepter, l’AFGES en appelle au soutien de tous : classe politique, étudiants et anciens étudiants strasbourgeois, simples citoyens… tous ceux qui ont de l’attachement pour cette exception locale qu’est le Resto U Gallia, qui est une des composantes historiques de l’identité universitaire strasbourgeoises, aujourd’hui menacée.
En savoir plus
Contact presse :
Arnaud WILLEM, Président de l'AFGES,
president@afges.org / 06 73 64 60 58
|