Il fait partie de l’Orchestre Universitaire de Strasbourg depuis dix-huit ans, et il est le plus ancien membre de cet ensemble à encore venir aux répétitions et participer aux concerts. Il a revêtu à peu près toutes les casquettes, de musicien à membre du comité, en passant par le poste de président.

C’est en septembre 1992 que Damien Bornert est entré à
l’Orchestre Universitaire de Strasbourg.
Il a effectué ses études à Strasbourg et il est titulaire d’une maîtrise en Sciences économiques. « Mais lorsque j’étais étudiant, je ne savais pas qu’il existait un orchestre universitaire ! », se souvient Damien. C’est en 1992 qu’il en a eu connaissance un peu par hasard au détour d’un tract ou d’une affiche diffusés pour le recrutement de musiciens.
Et l’aventure musicale a commencé ainsi. « C’est tellement rare de pouvoir jouer dans un ensemble symphonique que j’ai voulu saisir l’occasion ! », raconte le musicien, qui joue de la flûte traversière et du piccolo au sein de l’orchestre. Il a donc brassé un peu tous les rôles, entre celui d’assesseur au sein du comité, de trésorier adjoint, de secrétaire et enfin celui de président de 1996 à 1999.
Quand on lui demande pourquoi il est resté dans l’Orchestre U, Damien Bornert répond sans hésiter : « C’est une ambiance, un vrai plaisir d’aborder de grandes œuvres du répertoire symphonique, de découvrir des programmes musicaux intéressants ».
Son premier grand souvenir reste le concert organisé au Palais de la musique et des congrès à Strasbourg, en décembre 1992, où l’OUS a interprété de très larges extraits de Carmen. « Il y avait trop de monde, on a dû refuser des gens. Et il y a eu une standing ovation à la fin du concert », relate Damien Bornert. Autre fait marquant, le voyage en Chine qui s’est déroulé en avril 2001, où « nous avons été reçus comme des rois, ce fut un accueil très chaleureux et nous avons vécu un véritable rêve éveillé. Ce voyage a été merveilleux, fantastique, extraordinaire. Sur douze jours, nous avons donné neuf concerts. Dont un à l’Université de Nanning, où nous avons joué devant 3000 personnes ! On nous avait même réclamé des autographes ! », confie l’ancien président de l’OUS.
Ses compositeurs préférés ? Trop pour être tous nommés, mais on citera Bach, Beethoven, Haydn, Schubert, Chabrier, Debussy, Ravel, Poulenc, Dvorak, Mahler, Purcell, Rameau,….
« Outre le plaisir d’aborder le vaste répertoire des œuvres orchestrales connues, voire célébrissimes, nous avons également pu apprécier la découverte d’œuvres et de compositeurs peu connus ; je pense en particulier à l’année 2008 où nous avons interprété letrès beau Poème pour violon et orchestre d’Ernest Chausson », indique le musicien. « Un autre aspect intéressant réside dans le fait que l’Orchestre U a plusieurs fois été à l’origine de la création d’œuvres spécialement composées pour lui par de jeunes compositeurs, dont la dernière en date, Un sabbat sur le Bastberg de Vincent Haegele, créée en 2009 lors de son concert au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg » ajoute encore Damien.
De son expérience de président, Damien Bornert retient plusieurs choses. « C’était très enrichissant et assez intense. Il faut penser à tout, et même si les tâches sont réparties parmi les membres du comité, on doit toujours être là, pour voir si tout se passe bien comme prévu. C’était aussi enrichissant en termes de contacts, bien sûr avec les trois universités strasbourgeoises de l’époque, mais également avec les municipalités pour l’organisation de concerts, et en particulier avec la Ville de Strasbourg », note l’ancien président. « Et il faut souligner le plus important :dans l’orchestre, nous partageons tous le même amour commun de la musique. Chaque instrument est important, et chaque musicien donne alors le meilleur de lui-même pour contribuer à ce grand tout »,conclut Damien Bornert.